« Transcriptions et paraphrases »
Cette thématique passionnante comporte trois volets principaux.
En ce qui concerne les transcriptions, elle nous permettra tout d’abord d’entendre aux Arcs des œuvres majeures du répertoire de la musique classique dont l’instrumentation pour de larges orchestres interdit habituellement leur programmation dans le cadre d’un festival de musique de chambre. Ainsi en va t-il du Sacre du printemps de Stravinsky transcrit par le compositeur lui même pour 2 pianos, ou de la mer de Debussy, toujours pour 2 pianos, transcrite cette fois par le génial Caplet. Egalement pour piano mais seul cette fois, les symphonies de Beethoven dont Liszt s’est emparé avec la virtuosité qu’on lui connaît. Il y aura aussi la version en septuor des Métamorphoses de Strauss, une transcription rare de la Symphonie concertante pour violon et alto de WA Mozart pour sextuor à cordes, une version somptueuse des Lieder eines fahrenden Gesellen de Gustav Malher dont Schoenberg – transcripteur prolifique – a écrit une version pour ensemble réduit et une multitude d’autres œuvres, revisitées par des compositeurs plus ou moins célèbres mais qui ont su donner une autre vie à des compositions antérieures.
Deuxième volet de cette thématique, les œuvres qui cette fois ont été réécrites pour des ensembles plus larges que leurs versions originales : je pense aux variations Goldberg de Bach dont Sitkovetski a écrit une version pour trio à cordes, les Buccoliques que Lutoslawski transcrit lui même pour alto et violoncelle, des nocturnes de Chopin que bon nombre de compositeur ont adaptés pour plusieurs instruments…
La liste est immense et le projet fascinant car ces « transcripteurs » ont su donner, par leur talent, leur regard et leur vécu, un éclairage différent aux modèles dont ils se sont emparés.
Troisième volet enfin, la paraphrase. Pianistique avant tout, elle concerne également quelques autres instruments comme le violon ou la flûte : Liszt toujours, et ses merveilleuses pièces sur Rigoletto, Simon Boccanegra ou Tristan et Isolde ; Sarasate et son fameux Carmen ; et que dire de toutes ces paraphrases sur le Trouvère, Lohengrin, Oneguine écrites pour la flûte virtuose…
N’hésitez pas à revenir sur le site dans quelques mois pour découvrir en détail toute cette programmation 2012…